Le métier d’entraîneur occupe une place centrale dans le monde des courses hippiques. Bien plus qu’un simple encadrant, l’entraîneur est à la fois observateur, stratège et accompagnateur. Il guide les chevaux vers la performance tout en veillant à leur progression, leur motivation et leur bientraitance.
Un acteur clé des courses
L’entraîneur de chevaux de course est chargé de préparer physiquement, techniquement et mentalement les chevaux.
Il élabore des programmes d’entraînement adaptés au niveau, aux objectifs et aux capacités de chacun. Son travail ne se limite pas au terrain : il analyse les performances, corrige les erreurs et met en place des stratégies pour améliorer les résultats.
Le plus souvent, il est à la tête de l’écurie et doit à ce titre gérer l’équipe, les tâches administratives, ainsi que veiller à la bientraitance des chevaux.
Le quotidien rythmé d'un entraîneur
Le quotidien d’un entraîneur est varié et rythmé. Il débute généralement sa journée très tôt, en contrôlant l’état physique et mental de chaque cheval avant de préparer les séances en définissant les objectifs et les exercices à réaliser, puis la suite de la matinée est consacré à l’entraînement, il encadre les chevaux sur le terrain, ajuste leur travail et veille à leur progression.
Une grande partie de son travail consiste également à observer et analyser les performances. Cela peut inclure l’étude de vidéos, le suivi des statistiques ou encore des échanges avec les cavaliers d’entraînement et les jockeys pour comprendre leurs ressentis.
L’entraîneur doit aussi gérer l’organisation des compétitions : sélection des jockeys, préparation mentale, mise en place de stratégies. Il joue souvent un rôle clé avant, pendant et après les épreuves, en ajustant ses conseils en fonction des situations.
Enfin, en plus de son rôle sportif, il assume également des responsabilités de gestion d’équipe et peut, à l’occasion, participer aux soins quotidiens. Son activité varie ainsi fortement au cours de la journée : ses après-midi se déroulent aussi bien sur un hippodrome, pour suivre une course, que dans un bureau, où il effectue ses tâches administratives. En tant qu’entraîneur, il dirige généralement sa propre écurie, ce qui l’amène à accompagner et superviser son équipe jusqu’à la fin de la journée avant de conclure la sienne.
Quelle formation suivre ?
Pour devenir entraîneur, plusieurs parcours sont possibles au sein de l’AFASEC, qui forme aux métiers des courses hippiques et propose également des services d’accompagnement et de recrutement.
Les formations possibles :
- Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole Lad Cavalier d’Entraînement (CAPA LCE)
- Baccalauréat Professionnel Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique (BAC PRO CGEH)
- Brevet de Technicien Supérieur Agricole Conduite et Stratégie de l’Exploitation (BTSA ACSE)
- Licence d’entraîneur public au trot et galop – formation institutionnelle
Il ne faut pas perdre de vue que le métier d’entraîneur nécessite de l’expérience et du travail pour y accéder. De plus, il est obligatoire de détenir une licence d’entraîneur pour exercer ce métier.
Au-delà des diplômes, certaines qualités sont indispensables : pédagogie, patience, rigueur, sens de l’observation et capacité d’adaptation. Une bonne condition physique et une passion pour ce sport sont également essentielles pour réussir dans ce métier exigeant mais profondément enrichissant.